Musiques du monde

Entrée libre
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En partenariat avec le FAR – Agence Musicale Régionale, le théâtre de Caen vous fait voyager entre musiques traditionnelles et musiques du monde. Rendez-vous pour six nouveaux concerts dans les foyers ! Le samedi, à 17h.
 

FRANCE : TCHAVOLO SCHMITT, TRIO MUSIQUE MANOUCHE
samedi 2 décembre à 17h

Que dire de ce guitariste de génie ? Unanimement respecté dans la communauté des musiciens manouches, considéré comme l’un des plus talentueux et plus purs héritiers de Django Reinhardt, Tchavolo Schmitt suscite l’admiration des adeptes de la geste manouche, porte haut le legs de son maître et l’héritage musical du peuple gitan. Pour ce concert, Tchavolo se prêtera au jeu de l’invité surprise, en partageant la scène avec deux autres artistes de son choix. L’art de créer dans l’instant et dans le partage qui est recherché par l’artiste, cette tension virtuose des plus grands soirs, l’essence même du jazz manouche... (Tchavolo Schmitt © DR)

Tchavolo Schmitt guitare

 

QUEBEC : LES CHARBONNIERS DE L’ENFER
samedi 27 janvier à 17h

Cinq voix d’hommes a capella auxquelles s’ajoute un incroyable jeu de podorythmie… Il est quasiment impossible de ne pas céder au charme des Charbonniers de l’enfer, qu’il s’agisse de l’humour grinçant de Au diable les avocats ou de la reprise de la chanson Le vent nous portera de Noir Désir. Seule formation québécoise a capella spécialisée dans la recherche et l’interprétation du répertoire de tradition orale, Les Charbonniers de l’enfer enflamment les scènes depuis plus de 13 ans. L’originalité de leur démarche est marquée par le sens de l’actualisation de leur répertoire qui assure, parallèlement, la continuité d’un patrimoine chanté. Un moment jubilatoire donc, pour ceux qui viendront prêter leurs oreilles aux Charbonniers de l’enfer !

Michel Bordeleau, Michel Faubert, André Marchand, Jean-Claude Mirandette, Normand Miron voix

Plus d'infos !

 

BRETAGNE : TRIO EBREL – LE BUHE – VASSALLO
samedi 17 février à 17h

Paotred - Chansons d’hommes est la dernière création de ce trio a capella. Ces trois grandes dames du chant breton sont reconnues pour leur incomparable connaissance du patrimoine chanté, pour leur respect de la tradition qu’elles mettent merveilleusement en valeur, tout en s’autorisant à modeler avec une grande habileté le sillon de la tradition. Leur collaboration de longue date leur permet de revisiter la tradition avec exigence, complicité et humour. Un trio qui « polysonne », surprend, porté avec force par ces chanteuses enracinées de longue date dans l’oralité de Basse Bretagne.

Annie Ebrel, Nolwenn Le Buhé, Marthe Vassallo voix

 

TURQUIE : SERKAN UYAR TRIO
samedi 17 mars à 17h

Invité régulier des musiques du monde au  théâtre de Caen, Serkan Uyar est né à Konya, la ville sacrée des derviches tourneurs. Le tandem vocal et instrumental qu’il forme avec son frère Erkan est très tôt repéré pour sa qualité exceptionnelle et l’incroyable complémentarité de leurs voix. Ils ont été formés au sein du prestigieux conservatoire normal supérieur de Bakou en Azerbaïdjan. Devenu un artiste incontournable de la tradition turque en France, Serkan se produit régulièrement en solo. Erkan mène sa carrière artistique en Turquie où il enseigne également. Arslan Akyol est un musicien emblématique de l’orchestre de la radio-télévision d’Ankara et un pédagogue renommé des musiques traditionnelles dans son pays. 

Serkan Uyar, Erkan Uyar luth bağlama, saz, guitare 
Arslan Akyol kabak kemane
 
 

PORTUGAL : DUARTE EN TRIO
samedi 14 avril à 17h

Duarte est né à Évora et a vécu son enfance à Arraiolos dans l’Alentejo. Après de longues années d’études classiques, il se penche sur les fados traditionnels, commence à écrire ses propres textes et à chanter dans les Casas de Fado. Pour son premier CD Fados Meus en 2004, Duarte chante des fados traditionnels associés à des poèmes de Fernando Pessoa, Aldina Duarte et Maria Teresa Grave. En 2007, la Fondation Amália Rodrigues lui a attribué le prix Fadiste Révélation. En 2008, sort Aquela Coisa da Gente puis Se dor nem piedade en 2016. Cette même année, Duarte a reçu le prix Mais Musica décerné par la revue Mais Alentejo, ainsi que le prix José-Melo Coragem de Ficar. À découvrir absolument ! (© José Frade)

Duarte chant, guitare 
Pedro Amendoeira guitare portugaise
João Filipe viole
 
 

NUIT DES MUSIQUES ET DES CULTURES – 23E EDITION
samedi 26 mai (à partir de 19h)

Comme chaque année cette soirée fait la part belle aux artistes régionaux, porteurs d’identités musicales singulières, miroir de la diversité et de la richesse culturelle sur notre territoire. Pour cette 23ème édition, beaucoup de nouveaux projets de création qui empruntent de nouveaux chemins et aboutissent à de nouvelles formes, indispensables à leur expression aujourd’hui. 
 

Burkina Faso : Oua Anou Diarra  ̶  Déclinaison(s)

Soucieux de transmettre sa musique et son patrimoine culturel, Oua-Anou Diarra s’affranchit des frontières musicales tout en communiquant avec passion son bagage culturel et linguistique. Ce solo, déclinaison(s) de sa propre vie, questionne la notion d’identité et de dualité. Des instruments traditionnels d’Afrique de l’Ouest que Oua-Anou Diarra personnifie avec une grande sensibilité.  Empreint de nombreux genres musicaux et avec un regard et une écoute contemporaine, il nous dévoile ici les facettes de sa personnalité au travers de notes lointaines et de mélodies intrigantes. Un dialogue entre lui et ses instruments, des conversations rythmées et touchantes. Entre musique « héritée » et musique d’aujourd’hui, Oua-Anou Diarra se livre et nous donne à entendre une musique hybride très libre.

Oua Anou Diarra  flûte, n'goni, percussions

Espagne  ̶  France : Flamenco - Compagnie Kaena « BlaoTa »

Le flamenco est sans doute depuis plusieurs décennies, une des musiques qui aura connu, tenté et exploré de nombreuses formes de métissages sans rien perdre pour autant de ses racines et de son instantanéité. La création « BlaoTa » de la compagnie Kaena est d’abord une rencontre entre amis. Cinq artistes qui développent un langage d'expression commun à travers la musique et la danse flamenco. Composée de musiciens et danseuses issus de nationalités et cultures musicales diverses, cette compagnie est dirigée par Monica Baltanas, danseuse de flamenco qui réside dans l'Orne depuis de nombreuses années. Yves Ricou et Manuel Bustamante sont des complices de longue date de l’univers musical et chorégraphique de Monica, rejoints ces dernières années par Nuria Lopez. Erica La Quica, danseuse qui a porté à travers ses créations des rencontres entre le flamenco et le hip-hop ou encore le jonglage, les a rejoints plus récemment. Ce spectacle interroge la forme traditionnelle du tablao, nous plonge droit dans un flamenco, brut, direct et sans artifice où l'expression "cante, toque y baile" trouve toujours pleinement sa place.

Monica Baltanas, chant, danse, palmas Erica la Quica, danse, palmas Yves Ricou, guitare, Manuel Bustamante, chant, cajon, palmas Nuria Lopez, flûte

 

Congo  ̶   France : Compagnie Mbongui-Bantu  « Il pleut des cordes » (étape de création)

Cette création réuni une forme scénique  inhabituelle : deux danseurs et une contrebasse. Nouveaux terrains chorégraphiques et déconstruction des schémas de la danse africaine. Des cordes pour tisser des liens entre les danseurs ou délimiter leurs espaces respectifs, des cordes comme unique objet sonore dans cette expression triangulaire. Des cordes encore pour rappeler les jeux de l'enfance ou symboliser l'expression de la colère. "Il pleut des cordes" interroge la gestuelle de la danse traditionnelle pour remonter à la source du mouvement et exprimer l'universel !

« il pleut des cordes » fait également référence à l’histoire méconnue de la « Polka Piké » : Dans les années 40, Jean Real un musicien antillais, découvre la Polka qui se danse en Europe et l’introduit dans le gwoka. Il passe par Cuba et arrive au Congo-Kinshasa où il rencontre Antoine Moundanda qui est un congolais de Brazzaville et le plus grand joueur de sanza Likembé. Moundanda qui vient  de composer sa célèbre chanson « Poto poto mboka monene » mélangeant le likembé traditionnel avec des  instruments plus modernes comme les congas venus de Cuba. Il lui faut alors inventer une danse pour accompagner cette  nouvelle musique à la frontière entre folklore, musique du village et musique urbaine. Il ne veut pas danser comme les européens mais sa danse s’appellera tout de même « Polka Piquée » (Polka Piké). Elle se dansera dans les cabarets, mimera les  gestes de la vie quotidienne urbaine et contribuera à la réappropriation par les congolais de la danse du nombril « Nkumb » devenue la Rumba à Cuba et réintégrée au Congo dans les années 40-50 sous l’appellation Rumba congolaise.

Aimé Kifoula, danse et direction artistique Eva Konte, danse  Clémence Gaudin, contrebasse

 

Antilles : Philo et les voix du tambour « French Caribbean Tour  »

Joueur de tambour bèlè (tambou Djouba), Philippe Gouyer-Montout est une figure artistique incontournable de la tradition du bèlè en France. Né à l’Anse Dufour, au sud de la Martinique, il y a forgé son apprentissage et ses valeurs artistiques revendiquant ainsi un héritage culturel avec le tambour pour mémoire. En 16 ans, prenant tour à tour diverse formes instrumentales et explorant plusieurs facettes des musiques des Îles des Trois Océans, le projet musical de Philippe Gouyer-Montout a réussi à garder son essence tout en évoluant jusqu’à trouver son point d’encrage entre tradition et modernité. En réalisant la synthèse parfaite de ces différentes étapes d’évolution, ce projet a pris une autre dimension. En réunissant les trois tambours majeurs de la Caraïbe dans sa section rythmique « Djoubakatoumba » et ajoutant une basse électrique, une section voix et une section cuivres magnifiée par des conques envoûtantes. on obtient cet accord parfait « Philo et les vois du tambour – French Caribbean Tour ». Ce spectacle-concert qui met le tambour sur les devants de la scène est en quelque sorte un « bourgeon de l’espoir » où le bèlè de la Martinique se retrouve au coeur d’une nouvelle mouvance faisant dialoguer des musiques de la Caraïbe, avec le blues et le jazz  pour créer  l’afro-beat de la Caraïbe !

Philippe Gouyer-Montout (dit Philo), François Remy, Nicolas Briant tambours Djoubakatoumba et percussions des Caraïbes  Franck Nicolas trompette Ka, conque, Julien Molko trombone Gérald Grandman saxophone Philippe Gouyer-Montout, Maddy Orsinet-Florimont, Florence Naprix voix lead et chœurs Fabrice L’Homme basse

 

Partenaire(s) autour du spectacle: 
sam 02/12/2017 - 17h00
sam 27/01/2018 - 17h00
sam 17/02/2018 - 17h00
sam 17/03/2018 - 17h00
sam 14/04/2018 - 17h00
Genre : 
Cultures du monde
Les rendez-vous gratuits
Lieu : 
foyers du théâtre
Gratuit