Nuit des musiques et des cultures – 23e édition

entrée libre
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Comme chaque année cette soirée fait la part belle aux artistes régionaux, porteurs d’identités musicales singulières, miroir de la diversité et de la richesse culturelle sur notre territoire. Pour cette 23ème édition, beaucoup de nouveaux projets de création qui empruntent de nouveaux chemins et aboutissent à de nouvelles formes, indispensables à leur expression aujourd’hui. 

 

Burkina Faso : Oua Anou Diarra  ̶  Déclinaison(s)

Soucieux de transmettre sa musique et son patrimoine culturel, Oua-Anou Diarra s’affranchit des frontières musicales tout en communiquant avec passion son bagage culturel et linguistique. Ce solo, déclinaison(s) de sa propre vie, questionne la notion d’identité et de dualité. Des instruments traditionnels d’Afrique de l’Ouest que Oua-Anou Diarra personnifie avec une grande sensibilité.  Empreint de nombreux genres musicaux et avec un regard et une écoute contemporaine, il nous dévoile ici les facettes de sa personnalité au travers de notes lointaines et de mélodies intrigantes. Un dialogue entre lui et ses instruments, des conversations rythmées et touchantes. Entre musique « héritée » et musique d’aujourd’hui, Oua-Anou Diarra se livre et nous donne à entendre une musique hybride très libre.

Oua Anou Diarra  flûte, n'goni, percussions

 

Espagne  ̶  France : Flamenco - Compagnie Kaena « BlaoTa »

Le flamenco est sans doute depuis plusieurs décennies, une des musiques qui aura connu, tenté et exploré de nombreuses formes de métissages sans rien perdre pour autant de ses racines et de son instantanéité. La création « BlaoTa » de la compagnie Kaena est d’abord une rencontre entre amis. Cinq artistes qui développent un langage d'expression commun à travers la musique et la danse flamenco. Composée de musiciens et danseuses issus de nationalités et cultures musicales diverses, cette compagnie est dirigée par Monica Baltanas, danseuse de flamenco qui réside dans l'Orne depuis de nombreuses années. Yves Ricou et Manuel Bustamante sont des complices de longue date de l’univers musical et chorégraphique de Monica, rejoints ces dernières années par Nuria Lopez. Erica La Quica, danseuse qui a porté à travers ses créations des rencontres entre le flamenco et le hip-hop ou encore le jonglage, les a rejoints plus récemment. Ce spectacle interroge la forme traditionnelle du tablao, nous plonge droit dans un flamenco, brut, direct et sans artifice où l'expression « cante, toque y baile » trouve toujours pleinement sa place.

Monica Baltanas chant, danse, palmas Erica la Quicadanse, palmas Yves Ricou guitareManuel Bustamante chant, cajon, palmas Nuria Lopez flûte

 

Congo  ̶   France : Compagnie Mbongui-Bantu  « Il pleut des cordes » (étape de création)

Cette création réunit une forme scénique  inhabituelle : deux danseurs et une contrebasse. Nouveaux terrains chorégraphiques et déconstruction des schémas de la danse africaine. Des cordes pour tisser des liens entre les danseurs ou délimiter leurs espaces respectifs, des cordes comme unique objet sonore dans cette expression triangulaire. Des cordes encore pour rappeler les jeux de l'enfance ou symboliser l'expression de la colère. « Il pleut des cordes » interroge la gestuelle de la danse traditionnelle pour remonter à la source du mouvement et exprimer l'universel !
« Il pleut des cordes » fait également référence à l’histoire méconnue de la « Polka Piké ». Dans les années 40, Jean Real un musicien antillais, découvre la Polka qui se danse en Europe et l’introduit dans le gwoka. Il passe par Cuba et arrive au Congo-Kinshasa où il rencontre Antoine Moundanda qui est un congolais de Brazzaville et le plus grand joueur de sanza Likembé. Moundanda qui vient  de composer sa célèbre chanson « Poto poto mboka monene » mélangeant le likembé traditionnel avec des  instruments plus modernes comme les congas venus de Cuba. Il lui faut alors inventer une danse pour accompagner cette  nouvelle musique à la frontière entre folklore, musique du village et musique urbaine. Il ne veut pas danser comme les européens mais sa danse s’appellera tout de même « Polka Piquée » (Polka Piké). Elle se dansera dans les cabarets, mimera les  gestes de la vie quotidienne urbaine et contribuera à la réappropriation par les congolais de la danse du nombril « Nkumb » devenue la Rumba à Cuba et réintégrée au Congo dans les années 40-50 sous l’appellation « rumba congolaise ».

Aimé Kifoula danse et direction artistique Eva Konte danse  Clémence Gaudin contrebasse

 

Antilles : Philo et les voix du tambour « French Caribbean Tour  »

Joueur de tambour bèlè (tambou Djouba), Philippe Gouyer-Montout est une figure artistique incontournable de la tradition du bèlè en France. Né à l’Anse Dufour, au sud de la Martinique, il y a forgé son apprentissage et ses valeurs artistiques revendiquant ainsi un héritage culturel avec le tambour pour mémoire. En 16 ans, prenant tour à tour diverse formes instrumentales et explorant plusieurs facettes des musiques des Îles des Trois Océans, le projet musical de Philippe Gouyer-Montout a réussi à garder son essence tout en évoluant jusqu’à trouver son point d’encrage entre tradition et modernité. En réalisant la synthèse parfaite de ces différentes étapes d’évolution, ce projet a pris une autre dimension. En réunissant les trois tambours majeurs de la Caraïbe dans sa section rythmique « Djoubakatoumba » et ajoutant une basse électrique, une section voix et une section cuivres magnifiée par des conques envoûtantes. on obtient cet accord parfait « Philo et les vois du tambour – French Caribbean Tour ». Ce spectacle-concert qui met le tambour sur les devants de la scène est en quelque sorte un « bourgeon de l’espoir » où le bèlè de la Martinique se retrouve au coeur d’une nouvelle mouvance faisant dialoguer des musiques de la Caraïbe, avec le blues et le jazz  pour créer  l’afro-beat de la Caraïbe ! (© Alain Chastel)

Philippe Gouyer-Montout (dit Philo), François Remy, Nicolas Briant tambours djoubakatoumba et percussions des Caraïbes  Franck Nicolas trompette Ka, conqueJulien Molko trombone Gérald Grandman saxophone Philippe Gouyer-MontoutMaddy Orsinet-Florimont, Florence Naprix voix lead et chœurs Fabrice L’Homme basse

Partenaire(s) autour du spectacle: 
sam 26/05/2018 - 19h00
Genre : 
Cultures du monde
Les rendez-vous gratuits
Lieu : 
théâtre de Caen
Gratuit