Le spectacle
Esprit de corps. Il n’est nullement question d’une dénommée Bertha dans cette pièce ! Cancel Bertha est en réalité l’anagramme de Carte Blanche. Et ce jeu de mots est à l’image du processus de création qui préside au spectacle : défaire pour réassembler autrement. Cela sied bien à la philosophie de la compagnie norvégienne d’ailleurs. Reconnue pour la virtuosité de ses interprètes et l’éclectisme de son répertoire, celle-ci ouvre régulièrement ses portes à des chorégraphes et des esthétiques extérieurs.
C’est au tour du Flamand Jan Martens qui, avec Cancel Bertha, réaffirme ses convictions : chaque corps a la capacité de communiquer, chaque corps a quelque chose à raconter. Le danseur ne se contente pas d’exécuter des pas, il est un être humain à part entière dont la personnalité nourrit la pièce, le collectif et la relation au spectateur. Ici, ses gestes répondent à ceux des autres et les bruits qu’il émet ont toute leur importance dans cette chorégraphie avec peu de musique. Entre humour subtil, énergie du collectif et intimité palpable, Cancel Bertha dit ainsi le lien et l’humanité.
Distribution
Jan Martens chorégraphie
Naomi Gibson assistanat à la chorégraphie
Joris van Oosterwijk scénographie
Elke Verachtert création lumières
Indrani Balgobin création des costumes
Adrian Bartczak, Anton Skaaning Thomsen, Aslak Aune Nygård, Brecht Bovijn, Dawid Lorenc, Gaspard Schmitt, Ihsaan de Banya, Iris Auguste, Iris Engeness, Mai Lisa Guinoo, Nadege Kubwayo, Noam Eidelman Shatil, Ola Korniejenko, Olha Mykolayivna Stetsyuk danseurs
Coproduction : Carte Blanche, La Compagnie nationale de danse contemporaine de Norvège ; Festival International de Bergen