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Scène éclectique et pluridisciplinaire, le théâtre de Caen se fait aussi écrin pour les arts visuels. Découvrez l'univers de la plasticienne Maude Maris, d'origine caennaise, à travers « Les Noctambules » et « Les Argonautes », deux projets nés dans les foyers du théâtre, en 2015 lors des travaux de rénovation de la salle, puis en 2021, dans le cadre de l'installation d'un nouvel ascenseur dédié aux personnes à mobilité réduite.


Les Argonautes, 2021
Projet mural photographique pour le théâtre de Caen (536 x 234 cm et 242 x 234 cm)

Second projet de Maude Maris pour les foyers du théâtre de Caen, Les Argonautes reprennent l'esthétique des Noctambules, neufs panneaux photographiques reconstituant différentes scénographies par de petits objets calcaires issus de l'atelier de l'artiste.
Cette fois-ci la mise en scène est verticale, déployée sur deux étages. Les objets, libérés de la loi de la gravité, flottent sur le même fond gris anthracite, mais leurs couleurs chatoyantes et leur aspect minéral évoquent ici un univers mi-aquatique, mi-lunaire.
D'un côté, la métaphore marine comme clin d’œil à ce grand navire qu'est le bâtiment du théâtre ; de l'autre, l'exploration stellaire nous renvoie au potentiel de découverte et d'imagination que contient tout spectacle.

Crédit : Maude Maris, ADAGP, 2022
Crédit photo : Romain Darnaud

Les Noctambules, 2015
Projet mural photographique pour le théâtre de Caen

Créé par l'artiste d'origine caennaise Maude Maris à l'occasion de la réouverture du théâtre de Caen, Les Noctambules présente des paysages imaginaires, inspirés de spectacles de danse et d’opéras joués ici comme Blanche-Neige d’Angelin Preljocaj, ou L’Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel. Elle recompose ainsi scènes et ballets à travers des moulages de plâtre photographiés sur une toile sombre. Installé sur les quatre niveaux des foyers du théâtre, l'ensemble, composé de neuf panneaux, suit une progression spatiale et narrative, en jouant à la fois sur les traces de l'histoire du lieu et sur le caractère éphémère et merveilleux du spectacle.

Prises de vue : Dita Lamačová 
Crédit photographique : Michaël Quemener
Impression : Traphot, Montrouge