Aller au contenu principal

Le spectacle

Après Karamazov, Jean Bellorini poursuit son exploration au théâtre des chefs d’œuvre de la littérature en s’emparant des quelque cent premières pages de La Recherche du temps perdu de Marcel Proust. Ce monument de la littérature qui évoque l’éveil d’une sensibilité, d’un destin d’écrivain, est aussi une ode au souvenir, à la mémoire, à leur puissance évocatrice. Jean Bellorini s’attache d’ailleurs aux premiers souvenirs du jeune Marcel, à Combray, parmi lesquels la célèbre scène de la madeleine où le goût du biscuit trempé dans le thé fait resurgir chez le narrateur les images et les saveurs de son enfance. Ce voyage en soi, dans le secret des jours enfouis, est porté par les ondulations de la phrase proustienne sur de longues distances poétiques. Joueuse, sinueuse, elle est elle-même un voyage.
C’est cette perméabilité entre l’espace immatériel du rêve, du souvenir et l’espace matériel du récit que Jean Bellorini souhaite retranscrire sur scène. Pour cela, il associe sons, vidéos et objets avec la complicité de Macha Makeïeff.
Directeur du Théâtre Gérard-Philipe, Jean Bellorini a fait de l’esprit de troupe et de l’association toujours étroite entre théâtre et musique ses marques de fabrique. Il poursuit parallèlement son travail de mise en scène de théâtre et d’opéra – il a notamment signé cette saison la mise en scène de l'opéra de Haendel, Rodelinda


« Un Instant » au théâtre de Caen


Distribution

Jean Bellorini mise en scène, scénographie et lumière
Jean Bellorini, Camille de La Guillonnière adaptation
Macha Makeïeff costumes et accessoires
Sébastien Trouvé création sonore

avec
Hélène Patarot,
Camille de La Guillonnière

Programme

d’après À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust (1871-1922)


La presse en parle

« Merveilleuse sensation que l’on vit trop rarement au théâtre : à peine la représentation que signe Jean Bellorini s’achève-t-elle qu’on aimerait qu’elle recommence sur-le-champ pour repartir cheminer calmement en compagnie de Marcel Proust, dont l’écriture trace les courbes qu’arpentent les acteurs Hélène Patarot et Camille de La Guillonnière.» Le Monde

« Une fois de plus, Jean Bellorini réussit ce tour de magie : composer un décor simple et fort, qui frappe l'œil et l'enchante. Mais tout est enchantement, ici... [...] Et tous les spectateurs, on est prêt à le jurer, se mettent alors à leur tour à penser à leur grand-mère et à faire remonter les souvenirs. [...] On s'essuie les yeux. Bientôt tout va s'éteindre. Avec le temps tout s'en va, sauf les souvenirs... » Le Canard Enchaîné


Production : Théâtre Gérard-Philipe, Centre Dramatique National de Saint-Denis. 
Coproduction : Les Théâtresde la Ville de Luxembourg, TKM Théâtre Kléber-Méleau, Renens, théâtre de Caen, La Criée -Théâtre national de Marseille.