Le spectacle
Les histoires d'amour finissent mal en général. Werther s’éprend de Charlotte au premier regard. Mais celle-ci est promise à un autre qu'elle a juré à sa mère, depuis disparue, d'épouser. Prisonnière de son serment, du devoir et des conventions, elle renonce à son attirance pour Werther. Dévasté par cet amour impossible, ce dernier se laisse consumer par une passion exaltée et dévorante, jusqu'à y succomber.
S'inspirant du roman de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther, Jules Massenet signe une œuvre majeure et poignante. Pour être au plus près de ces émotions à vif, l’Américain Ted Huffman, nouveau directeur du Festival d’Aix-en-Provence, livre une mise en scène sobre dans un décor resserré sur l'essentiel. Tandis que la partition, interprétée par l’Orchestre National de Bretagne dirigé par Chloé Dufresne, dit toute la tension dramatique de cet amour condamné dès ses prémices. À noter : le retour sur la scène du théâtre de Caen de Lucie Peyramaure – poignante Mimì dans La Bohème – en février dernier aux côtés de Julien Behr et Anas Séguin. Ces trois jeunes voix incandescentes insufflent leur bouleversante intensité à ce titre emblématique du répertoire romantique.
Distribution
Orchestre National de Bretagne orchestre
Chloé Dufresne direction musicale
Ted Huffman mise en scène
Astrid Klein costumes
Bertrand Couderc lumières
Alex Gotch collaboration artistique aux mouvements
Bart Van Merode collaboration artistique aux décors
Harriet Taylor assistanat à la mise en scène
Louise Watts assistanat aux costumes
Julien Behr Werther
Lucie Peyramaure Charlotte
Anas Séguin Albert
Manon Lamaison Sophie
Benoit-Joseph Meier Schmidt
Florent Karrer Johann
Marc Scoffoni Le Bailli
Mathilde Pajot Katchen, jeune fille
Ismail El Mechrafi Bruhlmann, jeune homme
La Maîtrise et La Scuola de Caen – direction Camille Bourrouillou
Programme
drame lyrique en quatre actes et cinq tableaux de Jules Massenet (1842-1912), sur un livret d'Édouard Blau (1836-1906), Paul Milliet (1848-1924) et Georges Hartmann (1843-1900), inspiré du roman épistolaire Les Souffrances du jeune Werther de Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), créé à l'Opéra de Vienne le 16 février 1892
La presse en parle
« La rencontre est aussi celle avec une phalange, en l’occurrence l’Orchestre national de Bretagne, pour lequel Julien Behr a déjà eu l’occasion de nourrir son enthousiasme : « C’est un super orchestre, qui n’a pas du tout la renommée que mérite sa qualité de jeu. Il y a un dynamisme exceptionnel en région, des phalanges, des directeurs qui se bougent et font vivre cette culture de tous leurs moyens. » [...] La rencontre se prolongera après Rennes, avec cette même distribution, à Caen, Nantes et Angers. Un horizon très précieux pour les artistes et même désormais un point de départ pour Julien Behr : « J'ai le privilège de pouvoir choisir mes productions, et je n'accepte plus quand c'est joué seulement trois ou quatre fois. Des questions continuent de se poser au modèle-même de l’opéra, alors il faut vraiment s’inspirer des maisons les plus créatives et inventives : des maisons qui se bougent, offrent une diversité exceptionnelle, lèvent les rideaux, payent des artistes français, co-produisent, voyagent, vont vers de nouveaux publics. » » Charles Arden pour olyrix.com - 10 septembre 2026
« Un Werther entre somptuosité et sobriété. » Les Échos
« Un mélange de puissance qui vous saisit et de douceur enveloppante, avec des demi-teintes caressantes. » Télérama
Production : Théâtre national de l’Opéra-Comique
Coproduction : Opéra de Rennes ; Angers Nantes Opéra