Le spectacle
Jeune femme sans le sou, Fiammetta se transforme en Fichetto, un jumeau imaginaire, pour tromper son avare de voisin Pancrazio et lui dérober son or. « Avare » ! Voilà, le mot est dit ! Cela ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr ! Cette courte pièce italienne s’inspire du célèbre Avare de Molière. Cinquante ans séparent les deux ouvrages, c’est dire combien Molière était déjà atemporel. Mais côté italien, l’action est resserrée en trois intermèdes au lieu des cinq actes originels et nous passons de quinze personnages à quatre ! Cet Avare à l’italienne suit la mode d’alors, celle des intermezzi : des interludes joués durant les entractes des opéras pour faire patienter le public. Autre nouveauté : la pièce adopte un point de vue entièrement féminin. Et le tout est mis en musique et entièrement chanté. Ce qui ne diminue en rien le ressort comique de la pièce de Molière. La partition très expressive de Francesco Gasparini contribue pleinement au succès de cette nouvelle forme légère et réjouissante.
Un véritable joyau méconnu comme Vincent Dumestre les affectionne : c’est l’une des signatures de ce chef passionné, inlassable défricheur du baroque méditerranéen. Pleinement associés à l’histoire, les musiciens du Poème Harmonique sont dirigés sur scène par son chef et fondateur, Vincent Dumestre. Et avec Théophile Gasselin à la mise en scène, ils entendent bien redire tout le charme de ce répertoire singulier !
Distribution
Le Poème Harmonique orchestre
Vincent Dumestre direction
Théophile Gasselin mise en scène
Louise Caron scénographie et assistanat à la mise en scène
Alain Blanchot costumes
Christophe Naillet lumières
Mathilde Benmoussa maquillages et coiffures
ateliers du théâtre de Caen costumes
Éva Zaïcik Fiammetta
Victor Sicard Pancrazio
Serge Goubioud Scarabea
Stefano Amori Valletto
Programme
intermezzo en trois actes de Francesco Gasparini (1661-1727) sur un livret de Antonio Salvi (1664-1724), d'après L'Avare de Jean-Baptiste Poquelin dit Molière (1622-1673), créé au Teatro Sant'Angelo, à Venise, en 1720
La presse en parle
« Décor de toiles peintes, bric-à-brac d’objets, costumes d’époque décalés, le jeune metteur en scène Théophile Gasselin mène jeu égal avec la partition. [...] Une plaisante soirée adossée à une distribution sans maillon faible, de l’Avare prolixe de Victor Sicard à la Fiammetta en verve d’Eva Zaïcik, sans oublier Serge Goubioud (poignante Nourrice). En habits noirs, perruqués et poudrés, les musiciens mènent le jeu avec gourmandise. » Le Monde
« Si l’homme de théâtre fut important pour la comédie ballet, il influença aussi profondément les intermezzos. Vincent Dumestre en ravive la mémoire en recréant le réjouissant Vecchio Avaro de Francesco Gasparini, modèle du genre. » Le Figaro – 14 mars 2026
« Magnifiée par une mise en scène efficace et un remarquable plateau vocal et instrumental, la partition méconnue de Gasparini fait mouche grâce à son rythme enlevé et son indéfectible cocasserie. » Diapason
« Une réjouissante curiosité, donc, qui se double d’un sentiment de familiarité puisque c’est un monument du théâtre français qui se trouve ici passé à la moulinette transalpine. » Forumopéra – 20 mars 2026
« Dénicheur passionné, il [Vincent Dumestre] fait désormais découvrir cet Avare qui ne fait pas partie des célèbres comédies-ballets du dramaturge français. Guitare en main, il dirige discrètement l’ensemble de douze musiciens, majoritairement des pupitres de cordes, inhabituellement placés sur scène, fardés et costumés sous la pleine lumière d’un lustre brinquebalant. Avec finesse et plaisir, il cisèle l’esprit comme la note de cette petite œuvre dont la légèreté, la vivacité parfois piquante, mais aussi la suave langueur, ne manquent pas de charmer. Au plateau, le jeune metteur en scène Théophile Gasselin [...] propose une forme élégamment classique et néanmoins inventive qui participe elle aussi à reconvoquer l’esthétique du grand siècle, son esprit de tréteaux et ses grandes toiles peintes. » Christophe Candoni pour www.sceneweb.fr – 5 mars 2026
« Magnifiée par une mise en scène efficace et un remarquable plateau vocal et instrumental, la partition méconnue de Gasparini fait mouche grâce à son rythme enlevé et son indéfectible cocasserie. Quelques emprunts musicaux en forme de clins d'œil séduisent en outre par l'acuité de leur sens dramatique. » Anne Ibos-Augé pour www.diapasonmag.fr – 4 mars 2026
« On se pose parfois la question de savoir s’il faut forcément recréer certaines œuvres oubliées du passé. Mais là, pas de problème, ce bijou baroque mérite sa résurrection, infiniment réussie par les différents créateurs et participants du spectacle, tant au niveau des couleurs musicales que celles du décor ou des costumes, des acteurs comme des musiciens. » www.musicologie.org – 3 mars 2026
« Vincent Dumestre continue de réinventer le passé : plus de vingt ans après son Bourgeois Gentilhomme de Lully mis en scène par Benjamin Lazar, il exhume cette fois une adaptation lyrique de L'Avare de Molière par le compositeur baroque italien Francesco Gasparini. [...] Derrière cette recréation, se dessine un pan entier de l'histoire de l'opéra. » France Musique – 2 mars 2026
« Trois siècles plus tard, Vincent Dumestre a "cousu" ensemble ces intermèdes inspirés au XVIIIe par la comédie de Molière, pour en faire un opéra de poche en trois actes, resserré autour de quatre personnages dont un valet muet (au lieu de quinze). Et notamment la vieille nourrice, "libre de parole", et "Fiammetta, drôle et ambitieuse", qui va tromper son avare de voisin Pancrazio. Vincent Dumestre le promet : "L’esprit de Molière sera là !". » Ouest-France – 2 mars 2026
« Le défi pour le librettiste, Antonio Salvi, était de réduire les cinq grands actes de Molière en trois courts intermèdes. Comme nous ne donnons pas l’opera seria dans lequel ces intermezzi s’inséraient en 1720, ils deviennent trois petits actes et pour les lier, nous faisons intervenir une sorte de vieille nourrice qui regarde tout cela avec détachement et humour. On se retrouve ainsi avec un opéra de poche et trois personnages qui parviennent à raconter toute l’histoire de L’Avare. Le personnage éponyme est comme on l’imagine, mais Fiammetta prend un peu de tous les autres : elle est drôle, piquante, pleine de défauts… » Interview de Vincent Dumestre pour Diapason – mars 2026
« Un Avare féminin, mis en musique et chanté... Une curiosité à voir. » Les Échos – 30 janvier 2026
« L’embarquement immédiat pour Venise en compagnie du Poème Harmonique s’ouvre avec la redécouverte de L’Avare de Gasparini, dans une production de Théophile Gasselin créée au théâtre de Caen. Inspiré par la célèbre pièce de Molière, l’intermezzo la condense en trois actes et quatre personnages, avec des citations et certaines scènes emblématiques, comme celle de la cassette. » La Terrasse – 21 septembre 2025
En savoir plus
EMBARQUEMENT IMMÉDIAT POUR VENISE AVEC LE POÈME HARMONIQUE
Installé en Normandie, Le Poème Harmonique est l’une des grandes figures de proue du baroque aujourd’hui. Son chef, Vincent Dumestre, est l'un des artisans passionnés du renouveau du répertoire baroque, notamment d’inspiration espagnole et italienne. Le Poème Harmonique se produit régulièrement sur le plateau du théâtre de Caen.
Ce sera à nouveau le cas cette saison avec un cycle dédié au répertoire italien, et plus particulièrement vénitien, avec la reprise du Carnaval baroque et le concert Nisi Dominus autour de l'œuvre éponyme d'Antonio Vivaldi.
Production : Le Poème Harmonique.
Coproduction : théâtre de Caen, Château de Versailles Spectacles.
Avec le soutien du théâtre de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet.
Avec le soutien de L’ETABLE – Compagnie des Petits Champs, résidences de création.
Ce programme bénéficie du soutien de la Fondation Orange et de la Spedidam.
Le Poème Harmonique est soutenu par le ministère de la Culture (DRAC de Normandie), le Centre National de la Musique, la Région Normandie, le Département de la Seine-Maritime et la Ville de Rouen. Le Poème Harmonique est en résidence à la Fondation Singer-Polignac en tant qu’artiste associé. Pour ses projets en Normandie, le Poème Harmonique bénéficie du soutien du Fonds Haplotès.